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Orientation professionnelle : atout cœur

L’énergie pour réussir

Je fais beaucoup de présentations dans les grandes écoles et universités et, après avoir parlé avec les jeunes de leurs projets professionnels, j’aime terminer mes interventions par la phrase de Cocteau « La seule façon de gagner c’est de jouer cœur ! ». Elle résume à mes yeux l’essentiel dans l’élaboration et la mise en œuvre de son projet professionnel: Les calculs sont souvent mauvais conseillers et, j’ai pu en tous cas l’expérimenter dans ma propre carrière, ils font souvent perdre du temps. La motivation donne l’énergie pour réussir!

Les grandes mutations en cours

Nous vivons aujourd’hui dans un monde qui change de plus en plus vite, les entreprises et leurs business models aussi, il faut innover en permanence, et les entreprises souhaitent recruter celles et ceux qui sauront s’engager pour répondre aux besoins évolutifs des clients sous toutes leurs formes.

Cela devrait faire partie des enjeux stratégiques des entreprises de contribuer au maintien de l’excellence des formations au regard de leurs besoins de recrutement. En France, elles ne le font pas suffisamment. Le monde académique évolue avec des regroupements, des reconfigurations du paysage de l’enseignement supérieur et, initiées aux Etats-Unis, de nouvelles formes d’enseignement apparaissent telles que les MOOC, l’autoformation, les stages ou les séminaires online,…

Aujourd’hui tout ce que les jeunes peuvent apprendre au travers un engagement d’entrepreneuriat social compte aussi dans leur cursus et préfigure l’engagement et le sens qu’ils mettront dans leurs futures activités professionnelles.

Vers une nouvelle forme d’engagement

Les jeunes de la Génération Y sont particulièrement inventifs. J’ai pu le constater dans mes fonctions car ils m’ont souvent présenté leurs projets pour un conseil ou un soutien. Certains envisageaient de construire un dirigeable solaire pour traverser l’atlantique, d’autres de récupérer la rosée des déserts arides pour y produire de l’eau potable, d’autres encore de récupérer l’énergie produite par des passants montant des escaliers… Ils fourmillent d’idées et notre rôle est de leur fournir un cadre professionnel pour les tester et les développer éventuellement. La plupart des idées n’aboutissent pas bien sûr, mais elles confrontent les jeunes à la réalité de la vie des entreprises, certaines vont plus loin jusqu’ à la création d’une entreprise. Dans tous les cas c’est le plaisir de s’engager qui l’emporte.

Réinventer nos modèles essoufflés

Je perçois chez celles et ceux que je rencontre aujourd’hui sur les campus une plus grande maturité, un sens des responsabilités, qui manquaient peut-être un peu à la génération précédente pleine d’énergie elle aussi mais plus idéaliste et plus zappeuse. Est-ce les débuts de la Génération Z, la génération de la Petite Poucette de Michel Serres,  pas si zappeuse que ça dans ses valeurs d’engagement responsable? Je crois en tout cas beaucoup en sa capacité à réinventer nos modèles économiques et nos modèles de société quelque peu essoufflés.

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