Coaching étudiants

Promouvoir la diversité

Le prix de l’inégalité

Certains économistes  (Joseph STIGLITZ, Jean Paul FITOUZI,…) font un parallèle entre les raisons qui, au niveau macro-économique, ont conduit à la crise que nous vivons et les risques encourus au niveau micro-économique par les grandes entreprises qui ne sauraient  répondre suffisamment à la question de cohésion sociale. Une réussite qui s’appuierait sur une trop grande individualisation des rémunérations, une trop grande compétition nuirait à la productivité d’ensemble des organisations concernées générant dissimulation d’information, absence de cohésion des équipes et désengagement de celles et ceux qui se sentent laissés au bord de la route.

La diversité est un facteur de performance et de croissance durable à deux conditions: d’abord que ce ne soit pas seulement une vitrine car personne n’est dupe lorsque c’est le cas, ensuite que ce soit une diversité respectueuse des différences et pas une diversité alibi qui conforte et reproduise un modèle de classe dominante.

Dans son dossier, du 11 juillet 2013, sur la Formation à l’innovation dans les écoles d’ingénieurs, le CEFI[1] cite des extraits d’une communication  de Clément MARTIN en réponse aux conclusions de l’Institut Montaigne parue sur le site du Nouvel ingénieur http://nouvelingenieur.fr/.

Les classes préparatoires et les concours instaureraient trois phénomènes allant dans le sens contraire de l’émulation pour l’innovation :

–          La création d’un système de « caste », ayant des répercussions psychologiques néfastes. Le système très hiérarchise des concours crée de manière assez récurrente un complexe d’infériorité chez des élèves ayant intégré une école de moindre renommée : difficulté à faire valoir son point de vue, manque de confiance dans ses idées et intuitions ne permettant pas de prendre le risque nécessaire a la création.

–          Ce système hiérarchisé peut aussi avoir l’effet contraire, celui de déresponsabiliser, de ne pas motiver l’élève qui a intégré une école à la hauteur ou au-delà de ses espérances.

–          Un entrainement à l’intelligence analytique privilégié au détriment de l’intelligence créatrice. La seule intelligence analytique est un frein à la créativité.

Le choix de la diversité

Ce point de vue exprime la nécessaire évolution d’un système éducatif et social aux finalités essentiellement sélectives  clé  de voûte de la répartition des  richesses et des statuts. Les richesses dépendent de la performance collective des acteurs et de leur capacité à innover. Elles nécessitent  la  reconnaissance de toutes les formes de potentiels. Il faut s’attacher à mieux les reconnaître et valoriser.

Ici deux philosophies s’opposent bien sûr celle de Malthus qui invite à se battre pour prendre une plus grosse part de gâteau et celle issue de la théorie des jeux qui montre que la coopération est un meilleur vecteur de la  réussite collective.  Ces philosophies s’exprimaient dans les années 80 au travers des politiques économiques différentes du capitalisme anglo-saxon par opposition au capitalisme  Rhénan. La globalisation et le principe de réalité ont fait feu de ces questions  renforçant la loi du plus fort mais avec les limites que nous connaissons aujourd’hui  qui invitent à revoir en profondeur nos modèles de développement.

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